Nouvelle maturité genevoise: une mise au point s’impose

Fuente: Le Temps · sociedad · Suiza, Suiza

Nouvelle maturité genevoise: une mise au point s’impose

OPINION. Genève veut renforcer l’enseignement du français à l’aide de «dispositifs de soutien spécifiques». C’est oublier que la nouvelle maturité contient moins d’heures de français en première année et que ces dispositifs de soutien ne sont que facultatifs, écrit Valery Rion, président de l’Association suisse des professeurs de français Il faut lever toute ambiguïté sur la réforme de la maturité genevoise. La communication du canton peut laisser penser que l’enseignement du français sort renforcé dans le projet de réforme de la maturité gymnasiale. Le canton affirme: «Le français et les mathématiques font l’objet d’un renforcement grâce à des dispositifs de soutien spécifiques destinés à consolider les compétences de base.» Si toute mesure d’aide aux élèves en difficulté mérite d’être saluée, celle-ci accompagne une diminution des périodes de français en première année (-1,5 par rapport à la grille horaire en vigueur actuellement). J’ajoute que les cours de soutien revêtent un caractère «facultatif mais recommandé». Leur fréquentation réelle reste incertaine. Notre association juge problématique de compenser la diminution des périodes ordinaires de français par des cours d’appui. Cette mesure semble révéler une méconnaissance de l’enseignement de terrain. Je m’explique. Le soutien ciblé prévoit des cours complémentaires hors du cursus ordinaire. Or, pour assurer le suivi individuel d’un élève et favoriser le développement de ses compétences en français, il faut le connaître. Pourtant, la structure proposée par le Département de l’instruction publique genevois semble ne pas tenir compte de cet élément. Le terme «ciblé» paraît dès lors peu approprié. Certaines structures qui ont fait leurs preuves dans d’autres cantons – notamment le canton du Jura – comme les dédoublements des classes pour la mise en place de demi-groupes permettent aux élèves de progresser de manière significative; on travaille différemment mais avec l’enseignant ordinaire qui connaît déjà les lacunes de ses propres élèves. Je l’ai constaté dans mes classes. Il n’y a donc pas de perte de temps dans le diagnostic des besoins des élèves en difficulté, contrairement au modèle proposé par Genève. Voir plus

También lo cubren: Le Temps (Suiza).

🔗 Leer la noticia completa en Le Temps

Ver más en News Today