« On ne peut plus payer » : les difficultés financières de la principale association de Saint-Laurent-du-Var plongent 40 salariés et 4.000 adhérents dans l’angoisse

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« On ne peut plus payer » : les difficultés financières de la principale association de Saint-Laurent-du-Var plongent 40 salariés et 4.000 adhérents dans l’angoisse

L’ambiance est morose, ce mercredi 4 novembre 2026, au siège de l’AGASC (association de gestion et d’animation sportive et socioculturelle) à Saint-Laurent-du-Var. L’institution de 40 salariés et 4.000 adhérents est au bord du gouffre. En entrant, le silence est pesant et les visages des deux permanentes du siège apparaissent très soucieux. Quelques minutes plus tard, Manon franchit le pas de la porte. Elle est salariée de l’association et travaille à l’espace loisirs des Jaquons. Dans chaque main, une rose qu’elle offre à ses deux collègues qui tiennent encore la structure à bout de bras. Et ce message : « Surtout ne lâchez rien, on est tous derrière vous ! » Un geste qui provoque inévitablement émotion et larmes. Car dans les bureaux, la crainte est immense face à l’impossibilité désormais de payer les fournisseurs, les salaires et les loyers. Confrontée depuis plusieurs mois à d’importantes difficultés financières, l’AGASC a constaté l’état de cessation des paiements et décidé de solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de Grasse. Un dossier administratif et financier va être déposé ce vendredi 6 novembre. L’enjeu est colossal pour la commune de Saint-Laurent-du-Var. L’association a 50 ans d’existence et gère un réseau étendu d’équipements : quatre centres sportifs (tennis, danse, centre équestre et centre nautique qui participe au plan Voile du Département pour les collégiens), un centre culturel, un centre social, un centre de loisirs, ainsi qu’un bureau d’information jeunesse et emploi. Propulsée à la tête de la structure, il y a quelques semaines à peine, la nouvelle présidente de l’AGASC, exprime son désarroi : « Je me suis trouvée là au mauvais moment » , confie celle qui siège au sein de l’association depuis 20 ans. Face à l’impasse financière, son constat est sans appel : « On est en très grande difficulté financière. On ne peut plus payer. » Triste et très éprouvée, la présidente avoue son sentiment d’impuissance : « Je suis hyperangoissée. Je ne mange plus, je ne dors plus. Je veux les sortir de là, mais il faut que j’en aie les moyens. Je ne les ai pas. » Elle ajoute, la voix nouée : « J’ai le cœur en miettes parce que tous ces salariés, je les connais depuis des années. Mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne peux rien faire. » Du côté des salariés , le choc est brutal face à l’incertitude. « C’est un savoir-faire de 50 ans. On ne s’y attendait pas » , témoigne l’un d’eux. Un autre décrit un véritable traumatisme : « Le sentiment qu’on a, c’est une logique de deuil. On veut sauvegarder ce qui est sauvegardable. On a peur pour la situation de certains de nos collègues. » Malgré la crainte pour leurs emplois, leurs loyers et leurs familles, les équipes s’efforcent de maintenir l’ensemble des prestations. « C’est l’inquiétude, c’est l’incertitude. On est passionnés par notre travail, on garde le cap. Nous, le terrain, on continue et on maintient tout. […] Mais au fond de nous, on tremble. » Les messages réconfortants des adhérents commencent à arriver dans les différentes structures de l’AGASC : « On vous soutient. » « Vous nous avez tellement apporté qu’on ne peut pas vous abandonner. » « Dites-nous ce qu’on peut faire, on ne vous lâchera pas. » Face à cette crise, la municipalité de Saint-Laurent-du-Var a réagi par communiqué. Alors que le tribunal judiciaire doit rendre sa décision ce vendredi 6 novembre, la mairie indique vouloir « faire preuve de la plus grande prudence et ne souhaite faire aucun commentaire avant que la juridiction ait statué » . La Ville précise que « cette réserve ne signifie évidemment ni indifférence ni attentisme » . La Ville rappelle qu’avec « près de 40 salariés, cette association représente un acteur important de la vie laurentine », rendant des services essentiels aux familles. Soulignant que « ce sont des femmes et des hommes, des emplois, des parcours professionnels, mais aussi la continuité de services auxquels les Laurentins

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