La baby-sitter avait filmé les violences répétées contre le nourrisson : trois ans de prison ferme

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La baby-sitter avait filmé les violences répétées contre le nourrisson : trois ans de prison ferme

La jeune femme, 23 ans, n’a pas su expliquer au tribunal pourquoi elle avait à de multiples occasions, frappé le nourrisson de huit mois qu’elle devait garder. Elle a été lourdement condamnée. Elle avait filmé les violences qu’elle a infligées au petit garçon qu’elle gardait, à Cognac, entre août et septembre dernier. Selma Babbar, 23 ans, la baby-sitter, a été condamnée à quatre ans de prison dont un de sursis probatoire par le tribunal correctionnel. La procureure en avait requis cinq. « Le 28 août, quand j’ai reçu cette vidéo, avec ma belle-mère, on a tout quitté. On s’est posé la question de savoir si on allait arriver assez vite ». À la barre du tribunal correctionnel, Marion, la jeune maman marque un temps. « Louis est un enfant pétillant, l’amour de notre vie, un pur bonheur, un pur sourire ». Un silence. « En parallèle, il y a les cauchemars, la terreur. Il n’aime pas qu’on touche son visage ». Elle jette un œil vers le box des prévenus où se tient, l’air enfantin, Selma Babbar, son amie de collège perdue de vue. « Je suis déçue de ses réponses. » Elle n’en saura pas davantage. Dans le box, d’une petite voix, Selma Babbar, la baby-sitter du petit Louis, ne s’est guère plus livrée en deux heures et demie de procès que devant l’expert psychiatre qui l’a examinée. Les charges sont lourdes. Ce 28 août, la dernière vidéo envoyée à la maman l’a vraiment inquiétée. Le petit Louis, huit mois tout juste, était tombé, s’était cogné contre son parc. Ce n’était pas la première fois. À l’hôpital de Cognac, le pédiatre a énuméré les lésions, les hématomes et les ecchymoses, les traces suspectes sur le visage qui ne pouvaient que provenir d’un tiers. La baby-sitter a été placée en garde à vue. Dans son téléphone, les policiers ont découvert quinze vidéos, prises sur le vif. On la voit frapper l’enfant, l’empêcher de respirer avec un lange, lui pincer le nez, les joues, le frapper avec son doudou, avec le téléphone. « Même quand l’enfant sourit. C’est difficilement soutenable », lâche la présidente. « On se demande jusqu’où ça pouvait aller. » Mais les questions resteront sans réponse. « J’étais fatiguée. À bout. Je me levais la nuit pour les filles de ma sœur », avance la baby-sitter. Elle a pu concéder qu’elle avait pris le bébé en grippe… « À part du sadisme, c’est quoi ? », s’interroge la procureure. « L’expert ne dit pas ça », contre François des Minières, l’avocat de la défense. Il dit « immature, introvertie, inhibée, sans empathie ». « Un projet délibéré, prémédité, même », insiste la procureure. « Des faits commis dans l’instant », tacle François des Minières qui a voulu sortir de l’émotion, s’appuyer sur la jurisprudence. « Une condamnation, ce n’est pas un mouvement d’humeur ». Il espérait un aménagement. Selma Babbar est repartie en prison. Son avocat devrait faire appel. Elle ne pourra plus tr

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