Les faits ont eu lieu vers 2 heures du matin et une enquête pour destruction par moyen dangereux a été ouverte et confiée à la police, a précisé à l’AFP Fanny Floquet, procureure de la République d’Ajaccio. Il s’agit de dégâts légers avec une baie vitrée brisée et deux véhicules endommagés , indique à l’AFP une source proche du dossier qui ajoute que cet événement intervient « dans un contexte de conflit syndical » mais « qu’un tel conflit se traduise par un coup de pression de cette nature serait quand même nouveau » . Contactée par l’AFP, la compagnie a indiqué ne pas souhaiter communiquer. Les groupes politiques de droite d’opposition à l’Assemblée de Corse, Un soffiu novu, et autonomiste d’opposition Avenzemu, ont « condamné » cet acte et ce « recours à la violence et à l’intimidation » , estimant que « s’attaquer à cette entreprise, c’est frapper un acteur économique majeur » de l’île et « des centaines d’emplois » . Début octobre, les bateaux de la compagnie avaient été bloqués à Marseille pendant plusieurs jours par une grève initiée par la CGT des marins qui reprochait à la direction de la Corsica Linea le « choix ubuesque » d’affrètement du bateau Massalia - propriété de la Méridionale (groupe CMA CGM) - à la place d’un navire de la Corsica Linea, sur des lignes reliant deux ports corses (Propriano et Île Rousse) à Marseille. Le consortium corse CM Holding, propriétaire de la Corsica Linea, avait fait part de son exaspération devant « un blocage de trop » , dénonçant des « contre-vérités » et annonçant « suspendre l’ensemble de l’activité de l’entreprise » , pendant le week-end, le temps d’ « évaluer la forme que prendra leur éventuel engagement futur dans la Corsica Linea. » CM Holding avait ensuite annoncé le lundi la reprise de l’activité, assurant que « de nouvelles bases pour le dialogue social dans l’entreprise , fondées sur la responsabilité, le respect mutuel et la continuité du service rendu à la Corse » avaient été posées. La CGT des marins, pour sa part, avait précisé que la direction voulait revoir deux accords d’entreprise : « ils touchent les accords qui régissent le droit syndical dans l’entreprise, en fait ils s’attaquent aux syndicats » , avait résumé le délégué CGT Frédéric Alpozzo. La CGT avait appelé la direction « à reprendre un véritable dialogue social dans le cadre de nos instances avec le comité social et économique (CSE) et au-delà avec notre syndicat majoritaire au sein de Corsica Linea. » Vous pouvez le désactiver pour soutenir la rédaction du groupe Nice-Matin qui travaille tous les jours pour vous délivrer une information de qualité et vous raconter l'actualité de la Côte d'Azur Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs. Si vous souhaitez conserver votre Adblock vous pouvez regarder une seule publicité vidéo afin de débloquer l'accès au site lors de votre session Vous avez refusé les cookies publicitaires. Soutenez notre journal autrement ❤ Ce choix est parfaitement respecté. Toutefois, ces cookies contribuent au financement du travail de nos 180 journalistes, qui veillent au quotidien à vous offrir une information de qualité et diversifiée. Si vous préférez ne pas les accepter, vous pouvez continuer à soutenir notre information locale : Merci de contribuer à faire vivre une information locale indépendante et de proximité. Merci de la part de toute notre rédaction 🙏 Toute l'actu dans notre application
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