l'essentiel Une professeure des écoles de 37 ans accuse deux pères d’élèves de l’avoir agressée sexuellement, puis violée à Moissac (Tarn-et-Garonne). Révélée jeudi 5 novembre 2026 par Le Parisien, l’affaire a été confirmée à La Dépêche par son avocat, Me Grégory Lévy. Les faits dénoncés remontent à 2020. Après un classement sans suite en janvier 2022, confirmé par le parquet de Montauban, une juge d’instruction a rouvert l’enquête et entendu la plaignante en octobre 2026. Les deux hommes, présumés innocents, auraient disparu au Portugal. L’avocat dénonce aussi le refus de l’Éducation nationale d’accorder une protection statutaire à l’enseignante. "J’ai vu une femme en grande détresse alors que son dossier dort depuis des années." Me Grégory Lévy se souvient de sa première rencontre avec Léa (prénom modifié), 37 ans, professeure des écoles. Chaque vendredi, retrouvez les affaires qui marquent notre région, les enquêtes qui font parler, les procès majeurs et les coulisses de l'actualité police-justice, décryptés par nos journalistes spécialistes. Contacté jeudi 5 novembre 2026 par La Dépêche , le pénaliste parisien confirme que sa cliente accuse deux pères d’élèves de l’avoir agressée sexuellement puis violée à Moissac (Tarn-et-Garonne) et qu’une juge d’instruction du tribunal de Montauban a relancé l’enquête après un classement sans suite. L’affaire est d'abord révélée par Le Parisien . Les prénoms de la plaignante et des deux hommes mis en cause, João et Manuel, ont été modifiés. La Dépêche en a confirmé l’essentiel auprès de l’avocat de la plaignante. Les deux hommes sont présumés innocents. Tout part d’une proche de Léa que M e Lévy défend déjà. C’est par elle que l’avocat entre en contact avec l’enseignante. Le dossier a alors un long passé. "Il y a quatre ans, il y a eu un classement sans suite du parquet après une enquête préliminaire", rappelle-t-il. Les deux hommes avaient pourtant été placés en garde à vue à l’époque de la dénonciation des faits. Sollicité par La Dépêche ce jeudi 5 novembre 2026, le parquet de Montauban confirme « un classement sans suite pour le motif d’une infraction insuffisamment caractérisée le 30 janvier 2022 après une enquête complète (garde à vue et confrontation) ». Le conseil de l'avocat à sa cliente : se constituer partie civile auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Montauban pour relancer les investigations. La première audition sur les faits a lieu en octobre 2026. "La juge d’instruction a été très respectueuse", souligne l’avocat. Depuis, des commissions rogatoires auraient été lancées, notamment pour entendre les deux hommes, qui ont depuis disparu au Portugal, selon lui. Une confrontation pourrait être ordonnée mais elle suppose leur accord. "Il faut que la justice les entende et qu’ils viennent s’expliquer", assure Me Lévy. Selon le récit de la plaignante rapporté par à nos confrères, Léa a d’abord une relation de sept mois avec Manuel, à partir de juillet 2018. En septembre 2019, elle rencontre João, qui l’a abordée sur Facebook . Les deux hommes sont très amis et originaires de la même ville du Portugal. Tous deux sont parents d’élèves de l’école où elle
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