Toute l'actualité de votre région en continu sur notre application Un collectif de scientifiques et de défenseurs de l’environnement demande de ne plus planter de pins sur les 42 000 hectares ravagés par l’incendie parti de Saumos (33) : « Laissons les Landes de Gascogne réinventer par elles-mêmes les paysages naturels du XXI e siècle. » « Une illusion », rétorquent les sylviculteurs U n collectif de scientifiques et de militants écologistes a rédigé le manifeste « Après le feu » à la suite de l’incendie qui a démarré à Saumos et parcouru 42 000 hectares en Gironde durant l’été 2026. Environ 1 500 propriétaires forestiers ont été affectés. Les auteurs de cette tribune souhaitent « un sursaut collectif et politique majeur ». Ils appellent à agir : « Créons la plus grande réserve naturelle d’Europe de l’Ouest, saisissons l’inestimable opportunité pour ce territoire aujourd’hui en cendres de laisser se reconstituer une immense zone protégée, laquelle pourra être, pour les siècles à venir, un outil de sécurité, d’assurance-vie pour le Sud-Ouest de la France, pour l’agglomération de Bordeaux, pour ses vignobles, son tourisme et pour la sauvegarde de la biodiversité du pays tout entier. » En somme : ne plus replanter de pins maritimes dans la zone brûlée et miser sur la régénération naturelle. Le paysan-herboriste Thierry Thévenin, basé dans la Creuse, est l’auteur de la pétition. Il a réuni autour de lui plusieurs dizaines de noms bien connus de la sphère écologiste. Parmi eux, la mycologue américaine Toby Kiers, lauréate du Tyler Prize (considéré comme le Nobel de l’environnement), le journaliste John Vaillant, l’arboriste-grimpeur Thomas Brail ou encore le collapsologue Pablo Servigne. Les signataires viennent de toute la France, et même de Suisse « où les fumées toxiques ont été perçues ». « Ces grands incendies ne concernent pas uniquement les habitants des Landes de Gascogne. J’habite à 300 kilomètres de la Gironde. J’ai été incommodé par les fumées en 2022 [Landiras, NDLR] et 2026 [Saumos et Biscarrosse] », introduit l’ organisateur du festival Forêt et Santé . La tribune a été publiée dans « Le Monde » il y a quelques jours . Le militant écologiste a reçu « une avalanche » de messages de soutien sur le site Internet apreslefeu. Mais aussi un flot de critiques : « hors sol », « utopique », « scientifiques de canapé ». L’auteur de la pétition allume un contre-feu : « Cette tribune est une bouteille lancée à la mer. Je ne viens pas en donneur de leçons. Mais je me mets à la place des habitants qui ont perdu leur maison, des 200 000 personnes qui ont été évacuées. On ne peut pas passer à autre chose à cause des feux de poubelle devant les lycées. 2026 n’est pas le dernier mégafeu. Il reste encore un million d’hectares de combustible dans le massif. » Cette réserve naturelle de 42 000 hectares deviendrait « un corridor de protection infranchissable ». Thierry Thévenin renvoie vers le texte de la pétition : « Ce feu est une conséquence inéluctable de l
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