La vidéo de la scène avait fait le tour des réseaux et pour cause, il témoignant d’une grande violence. Un agent de la police nationale, accusé d’avoir violemment jeté à terre un SDF à Carcassonne en juin, décédé quelques jours plus tard, comparaît vendredi devant le tribunal correctionnel de Carcassonne pour « violences volontaires par dépositaire de l’autorité publique » . Cheveux et barbe poivre et sel, le fonctionnaire de 43 ans a rapidement décliné son identité en début d’audience , avant que la présidente du tribunal commence un rappel des éléments du dossier. Dans une première déclaration, il a expliqué que les faits étaient liés à « des citoyens hostiles » , « ne comprenant pas le but de notre action » visant à interrompre un rassemblement au « volume sonore extrêmement conséquent » . Les faits poursuivis, survenus lors de la dernière fête de la musique, avaient été rendus publics par une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux mi-septembre, quelques jours après un scandale provoqué par un autre enregistrement dans lequel des policiers municipaux de Carcassonne tenaient des propos racistes, dans cette ville dirigée depuis mars par un maire RN. Le jeune homme de 29 ans jeté à terre était décédé treize jours après , mais « aucun lien entre les faits filmés et le décès » n’avait été établi par l’autopsie pratiquée lors de l’enquête, selon le parquet. La vidéo diffusée montre le fonctionnaire de la police nationale, accompagné de policiers municipaux, saisir par derrière le jeune homme, qu’il projette violemment par terre , devant plusieurs grosses enceintes et au milieu d’un petit groupe visiblement éméché. Le jeune dont la tête heurte le sol avec force se tient le crâne pendant quelques instants , avant d’être relevé par les policiers, sous les invectives d’un groupe de personnes choquées par l’action des policiers. La famille de la victime a déposé plainte et est présente à l’audience. « On veut que le policier soit sanctionné pour son geste et que cela ne se reproduise pas » , avait affirmé à l’AFP un frère de la victime, ajoutant : « On sait que la majorité des policiers font bien leur travail » . Vous pouvez le désactiver pour soutenir la rédaction du groupe Nice-Matin qui travaille tous les jours pour vous délivrer une information de qualité et vous raconter l'actualité de la Côte d'Azur Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs. Si vous souhaitez conserver votre Adblock vous pouvez regarder une seule publicité vidéo afin de débloquer l'accès au site lors de votre session Vous avez refusé les cookies publicitaires. Soutenez notre journal autrement ❤ Ce choix est parfaitement respecté. Toutefois, ces cookies contribuent au financement du travail de nos 180 journalistes, qui veillent au quotidien à vous offrir une information de qualité et diversifiée. Si vous préférez ne pas les accepter, vous pouvez continuer à soutenir notre information locale : Merci de contribuer à faire vivre une information locale indépendante et de proximité. Merci de la part de toute notre rédaction 🙏 Toute l'actu dans notre application
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