Toute l'actualité de votre région en continu sur notre application D’après l’Observatoire de l’égalité du ministère de la Culture, sur l’ensemble des grands prix décernés depuis le début du XX e siècle, seulement environ 16 % ont été attribués à des femmes En 1904, un groupe de journalistes de la revue « La Vie heureuse » s’agace du sexisme du prix Goncourt. Cette année-là, le prix est remis à Léon Frapié pour « La Maternelle », c’en est presque ironique. Mais si ces dames créent en contrepoids, sous l’impulsion d’ Anna de Noailles , un prix Fémina, ces messieurs du Goncourt n’accorderont leurs faveurs à une autrice, Elsa Triolet, qu’en 1945. Soit quarante ans plus tard. Pourtant, en 1903,... En 1904, un groupe de journalistes de la revue « La Vie heureuse » s’agace du sexisme du prix Goncourt. Cette année-là, le prix est remis à Léon Frapié pour « La Maternelle », c’en est presque ironique. Mais si ces dames créent en contrepoids, sous l’impulsion d’ Anna de Noailles , un prix Fémina, ces messieurs du Goncourt n’accorderont leurs faveurs à une autrice, Elsa Triolet, qu’en 1945. Soit quarante ans plus tard. Pourtant, en 1903, Myriam Harry avait frôlé une historique victoire : à l’issue de trois votes, les 10 membres du jury Goncourt étaient avec constance restés sur cinq votes pour chacun des deux finalistes. Le jury du prix Femina, 100 % féminin, a-t-il renversé la bascule ? Pas vraiment, contre toute attente. Depuis sa création, le trophée a été décerné 47 fois à des femmes, contre 70 à des hommes, sachant le prix a été suspendu pendant les deux guerres mondiales. Cependant, depuis l’année 2000, la tendance s’inverse, avec une exacte parité hommes/femmes qui ramène la proportion à 40 % de lauréates féminines, pour le seul prix de littérature, puisque le Fémina se décline aussi dans les catégories étranger, essai et, depuis dix ans, prix des lycéens. En rajoutant ces trois prix, on remonte péniblement à 43 %, avec un banco aux lycéens : ils ont récompensé 60 % de femmes. Mais même avec leur appui, on ne parvient pas encore à la parité. Leurs camarades du Goncourt des lycéens affichent également un bel équilibre, 19 femmes et 19 hommes récompensés depuis 1988. Le Goncourt, qui a généré ce Fémina, où est est-il aujourd’hui ? Toujours à la traîne avec seulement 13 écrivaines distinguées depuis 1903, il y a cent vingt-trois ans, soit un petit 15 %. Avec un énorme creux entre 1998 (Paule Constant) et 2009 (Marie NDiaye) . Ni mieux ni moins bien que l’Académie française, qui a accordé son Grand Prix à 15 femmes sur un total de 116 lauréats depuis sa création en 1914, ou le Renaudot, qui fait à peine mieux avec 18 % de femmes, avec une accélération depuis le début des années 2000. Parmi les autres grands prix, le Médicis a distingué 18 autrices, soit une proportion de 22 %, depuis sa création en 1958. Qui dit mieux… L’Interallié, bastion masculin avec seulement 10 lauréates en un siècle. En 2016, le journal suisse « Le Temps » avait dressé le portrait-robot des récipiendaires des grands prix littéraires en France : « le l
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