Un saphir Romanov de 197 carats et des bijoux royaux d’exception aux enchères à Genève

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Un saphir Romanov de 197 carats et des bijoux royaux d’exception aux enchères à Genève

Toute l'actualité de votre région en continu sur notre application Des pièces de haute joaillerie ayant appartenu à des familles royales seront mises aux enchères mercredi prochain par Sotheby’s à Genève, dont un saphir Romanov de 197,80 carats, lié à la cour impériale de Russie Des bijoux royaux historiques seront mis aux enchères mercredi prochain par Sotheby’s à Genève. Parmi eux, un saphir Romanov de 197,80 carats. Ce saphir de Ceylan a appartenu à la tsarine Maria Feodorovna, épouse de l’empereur Alexandre III. Elle est la mère de Nicolas II, le dernier tsar de Russie. D’un bleu vif, mesurant environ 3,5 cm sur 3 cm, il est « entré dans la collection des Romanov au milieu du XIXe siècle mais la pierre est beaucoup plus ancienne », a déclaré Andres White Correal, président de la section bijoux de Sotheby’s. « Quand il y a eu la révolution bolchevique (1917), c’est un des bijoux qui ont été mis sur la liste pour être vendus et il a fait son chemin, on ne sait comment, des bolcheviques jusque chez Cartier », a-t-il expliqué. Le saphir est acquis en 1927 par la grande amatrice de joaillerie et chanteuse d’opéra américaine d’origine polonaise Ganna Walska. Il réapparaît aux enchères en 1971, puis à Genève en 1992, avant que Cartier ne crée, en 2015, son actuelle monture en bracelet serti de diamants. Le catalogue Fersman des joyaux de la Couronne russe, établi entre 1924 et 1926, révèle que ce saphir, alors serti par Fabergé dans une monture en diamants, était présenté en broche, selon Sotheby’s. Le saphir de taille coussin compose un bijou d’exception, estimé entre 850 000 et 1,7 million de francs suisses (entre 926 000 et 1,85 million d’euros). Parmi les bijoux royaux proposés lors de cette vente figure également une tiare en diamants signée Mellerio, présentée pour la première fois à l’Exposition internationale de 1862 à Londres. Deux ans plus tard, elle est acquise par Antoine d’Orléans, duc de Montpensier, qui l’offre à sa fille Marie-Isabelle d’Orléans à l’occasion de son mariage avec Philippe d’Orléans, comte de Paris et prétendant au trône de France, selon Sotheby’s. Ornée de motifs inspirés des clés grecques, la tiare traverse ensuite les générations au sein de la famille d’Orléans. En 1921, Ferdinand d’Orléans, duc de Montpensier, épouse une aristocrate espagnole qui conserve la tiare jusqu’à sa mort en 1958. Le bijou disparaît ensuite avant d’être retrouvé en Allemagne par Sotheby’s, au sein d’une collection privée, selon M. White Correal. Elle est estimée entre 300 000 et 500 000 francs suisses (entre 328 000 et 526 000 euros). Autre pièce remarquable de cette même vente, un spectaculaire bijou transformable signé Cartier, créé à Londres à la fin des années 1930 pour Mary Cavendish, duchesse de Devonshire. Orné d’opales noires australiennes aux reflets verts, bleus et rouges, il peut se porter en collier, en diadème ou en broches et a notamment été porté par la duchesse lors du couronnement d’Elizabeth II en 1953. Son estimation se situe entre 780 000 et 1,1 million de francs suisses (entre 852 000 et 1,2 million d’euros). Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédact

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