Le débat autour du salaire minimum en France s'intensifie avec la mobilisation des principaux syndicats qui demandent une revalorisation significative d'au moins 100 à 150 euros par mois. De son côté, le ministre du travail juge important que le plancher actuel franchisse la barre symbolique des 1 500 euros net, remettant le pouvoir d'achat au centre des préoccupations économiques et sociales. Les formations politiques et les différents candidats affichent des positions contrastées, la gauche soutenant une hausse importante face à une droite plus réservée. Depuis le remplacement du smig par le smic en 1970, la grande majorité des augmentations s'est faite de manière automatique selon l'inflation et l'évolution des salaires. Cependant, plusieurs exécutifs ont eu recours à des coups de pouce discrétionnaires pour répondre à des tensions sociales ou tenir des engagements de campagne. L'histoire récente retient notamment la forte augmentation décidée sous François Mitterrand en 1981, les mesures prises par le gouvernement d'Alain Juppé après la promesse de réduire la fracture sociale en 1995, l'impulsion de la gauche plurielle avec Lionel Jospin, ou encore l'intervention de François Hollande au début de son mandat en 2012. Durant les mandats d'Emmanuel Macron, aucun coup de pouce de cette nature n'a été acté, laissant ouverte la question de l'évolution future de ce plancher salarial. Source: La Croix #smic #pouvoirachat #economie #politique #travail
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