Colère sociale : une nouvelle journée de mobilisation s'ouvre dans un contexte budgétaire tendu

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Colère sociale : une nouvelle journée de mobilisation s'ouvre dans un contexte budgétaire tendu

Le mouvement contre la vie chère entame ce samedi 7 novembre son quatrième week-end de mobilisation consécutif. A Paris, l’intersyndicale régionale réunissant la CGT, FO, la FSU, Solidaires et la CFDT, ainsi que les organisations de jeunesse Union étudiante, Fage, Unef et USL, donnent rendez-vous à 14 heures place de la République. Le cortège doit rejoindre la place de la Nation par le boulevard Voltaire, un parcours validé par la préfecture de police, rapporte ICI . La coordination des gilets jaunes maintient de son côté un rassemblement place de la Concorde, pourtant interdit. « Nous irons à Concorde à 14h et nous y resterons jusqu’à 19h », a prévenu vendredi Benjamin Ball, membre de la coordination. À la demande de la préfecture, plusieurs stations de métro sont fermées dès l’ouverture du service, dont Concorde, Tuileries et Charles de Gaulle-Etoile. Ailleurs en France, la carte participative du mouvement recensait vendredi une soixantaine de manifestations, un nombre en retrait par rapport aux précédents samedis. Dans la capitale, entre 40 000 et 60 000 manifestants sont attendus ce samedi, selon une source sécuritaire citée par BFMTV. Plusieurs préfectures ont par ailleurs interdit les rassemblements dans les centres-villes, notamment à Toulouse, Dijon, Tours, Valence, Carcassonne et Narbonne. Laurent Nuñez a annoncé la reconduction du dispositif de 70 000 policiers et gendarmes déjà mobilisé le 31 octobre et le 5 novembre. Le ministre de l’Intérieur juge la journée plus risquée car moins encadrée par les syndicats. « S’il devait y avoir des casseurs et des pilleurs, on les attendra de pied ferme », a-t-il averti. Cette nouvelle journée intervient deux jours après la grève interprofessionnelle du 5 novembre. Celle-ci avait rassemblé 575 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et près de 1,6 million selon la CGT, dont respectivement 65 000 et 350 000 à Paris. Le ministère avait également recensé 448 interpellations et 53 membres des forces de l’ordre blessés. L’annonce d’une conférence sociale n’a pas suffi à désarmer les organisations de jeunesse. « Pour que le gouvernement cède, nous ne lâcherons rien », a prévenu l’Unef. Au-delà de la France, des organisations syndicales de quatre autres pays européens appellent également à la grève et à manifester contre la vie chère, pour les salaires et les retraites, ainsi que contre les politiques d’austérité et leurs conséquences sur les services publics. Des mobilisations sont prévues le 11 novembre en Espagne, le 20 en Italie, puis le 23 novembre au Portugal et en Belgique. Pour les commerçants, chaque nouveau samedi de mobilisation fait craindre une forte baisse d’activité. Selon CCI France, un week-end perturbé peut représenter jusqu’à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires perdu, dont environ 200 millions d’euros de TVA pour l’État. Les commerces de centre-ville réalisent en moyenne 40 % de leur activité annuelle en novembre et décembre, et jusqu’à 30 à 40 % de leurs ventes hebdomadaires le week-end, explique à LSA Nicolas Bonnet, directeur général de CCI France. Lors des samedis de mobilisation, certains peuvent perdre jusqu’à 80 % de leur chiffre d’affaires, tandis que plus de 2 500 commerces auraient été dégradés en marge des mobilisations d’octobre. La facture des violences du 17 octobre dépasserait par ailleurs le milliard d’euros, d’après les premiers retours d’assureurs cités par le réseau consulaire. Cette nouvelle journée de mobilisation intervient aussi dans un contexte budgétaire tendu. Mercredi 4 novembre, l’Assemblée nationale a rejeté la partie recettes du budget 2027 par 458 voix contre et aucune pour, entraînant le rejet de l’ensemble du texte en première lecture. Une première sous la Ve République. Le Sénat doit désormais examiner la copie initiale du gouvernement, tandis que Matignon renvoie à décembre la recherche d’un compromis. Le projet vise un déficit public de 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % attendu cette a

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