Que vaut « Ce que nous pouvons savoir », le nouveau roman d’anticipation de Ian McEwan

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Que vaut « Ce que nous pouvons savoir », le nouveau roman d’anticipation de Ian McEwan

Toute l'actualité de votre région en continu sur notre application En 2119, un professeur de lettres part à la recherche d’un manuscrit mystérieux d’un grand poète anglais du siècle précédent, le nôtre. C’est le nouveau et fascinant roman de I’écrivain britannique P réparons-nous, la fin du monde aura lieu vers 2042. Enfin, du monde que l’on connaît, le nôtre. À cette date, un missile nucléaire russe visant les États-Unis, tombé dans l’Atlantique, va créer un tsunami mondial et déclencher divers conflits qui ne le seront pas moins. Conséquence, la terre sous les eaux et ce qu’il reste des pays comme autant d’îles férocement irrédentistes alors que le magist... P réparons-nous, la fin du monde aura lieu vers 2042. Enfin, du monde que l’on connaît, le nôtre. À cette date, un missile nucléaire russe visant les États-Unis, tombé dans l’Atlantique, va créer un tsunami mondial et déclencher divers conflits qui ne le seront pas moins. Conséquence, la terre sous les eaux et ce qu’il reste des pays comme autant d’îles férocement irrédentistes alors que le magistère géopolitique de cette nouvelle donne sera désormais exercé par le Nigeria. Ce qu’il restera aussi et c’est assez réconfortant, même si de manière résiduelle, c’est l’amour de la littérature et le goût de son étude. Ainsi du professeur Thomas Metcalfe, expert reconnu en littérature britannique de la période 1990-2030. Depuis la lointaine année 2119, il poursuit avec acharnement un travail d’exploration de l’œuvre de celui qui lui apparaît comme étant le contemporain capital de son époque de prédilection, le grand poète Francis Blundy. Il est plus précisément sur la piste d’un texte de Blundy, un manuscrit mystérieux, largement fantasmatique puisque si beaucoup en ont appris l’existence, nul ne peut se targuer de l’avoir jamais lu. Il s’agit en l’occurrence d’une suite de sonnets composée par le poète. Il en aurait donné lecture auprès de quelques amis seulement, triés sur le volet, un soir d’octobre 2014, à l’intention de sa femme, Vivien, dont on fêtait le cinquantième anniversaire. Nulle trace écrite de ce qui, d’après les témoignages des présents, était sans aucun doute l’un des sommets de l’œuvre, ne fut jamais retrouvée. Metcalfe se lance sur sa piste qui va le mener dans une lointaine université et bibliothèque écossaise où est archivée la correspondance de Vivien. Si ce même honorable professeur devait, plutôt qu’étudier la vie et l’œuvre d’un poète fictif, s’attacher à celles d’un romancier bien réel, on ne saurait trop lui recommander de prendre pour sujet d’étude, Ian McEwan . C’est lui, l’auteur d’« Expiation » ou de « Sur la plage de Chesil », qui a imaginé ce somptueux traquenard fictionnel jouant à saute-mouton entre présent et avenir, qu’est « Ce que nous pouvons savoir ». Si noir puisse en être son propos, la jubilation romanesque reste ce qui y domine. Il observe depuis le futur les temps navrants qui sont les nôtres, « les réseaux sociaux devenaient partie intégrante de la vie privée, et des vagues de rumeurs fantaisistes, malveillantes ou stupides commençaient à modifier la nature non seule

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