« Que l’on soit deux ou mille, l’important c’est d’être là » : à Angoulême ce samedi, la mobilisation contre la vie chère marque le pas

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« Que l’on soit deux ou mille, l’important c’est d’être là » : à Angoulême ce samedi, la mobilisation contre la vie chère marque le pas

Près de 1 000 manifestants ont défilé dans le cadre de la mobilisation contre la vie chère autorisée ce samedi à Angoulême. Un « acte IV » marqué par un recul du nombre de personnes dans la rue, à deux jours de la Conférence sociale de lundi. B andana sur la tête, Juliette, 28 ans, scande à tue-tête le « on est là » qui s’élève de la foule qui défile ce samedi matin autour des Halles. Le cortège, encadré par l’intersyndicale, s’est élancé à 10 h 30 de la gare avant de sillonner vers la mairie, la place New-York et de redescendre par la rampe d’Aguesseau selon un parcours validé et autorisé par la préfecture qui avait boucl&eacute... B andana sur la tête, Juliette, 28 ans, scande à tue-tête le « on est là » qui s’élève de la foule qui défile ce samedi matin autour des Halles. Le cortège, encadré par l’intersyndicale, s’est élancé à 10 h 30 de la gare avant de sillonner vers la mairie, la place New-York et de redescendre par la rampe d’Aguesseau selon un parcours validé et autorisé par la préfecture qui avait bouclé l’artère piétonne. La jeune femme, au chômage, est revenue vivre chez sa mère, faute de « pouvoir s’en sortir avec 470 euros par mois. » Elle est présente aux côtés de 1 000 autres manifestants (750 selon la préfecture), un chiffre en recul pour ce quatrième samedi de contestation d’affilée. Mais également, deux jours après le climax de jeudi avec plus de 8 000 personnes dans les rues lors de la journée interprofessionnelle de grève et de manifestations. Partout en France, une soixantaine de mobilisations se tiennent ce samedi, avant la conférence sociale prévue à Matignon lundi. Un appel à la grève a été également lancé pour mardi dans toute l’Éducation nationale. Des rangs plus clairsemés à Angoulême qui n’ont pas de quoi chiffonner Michaël Lablanche, leader CGT en Charente. « Les gens ont aussi besoin de souffler », lâche le syndicaliste. À ses côtés, « il faut que l’on gagne avant Noël », estime Nathalie Jably de Solidaires. Car pour l’intersyndicale, aucune réponse n’a pour l’heure été apportée aux revendications que martèlent depuis le 17 octobre les manifestants dans la rue. « On veut une hausse du smic, un relèvement du point d’indice des fonctionnaires et l’égalité salariale entre les femmes et les hommes », tonne au micro Corinne Couvidat, secrétaire départementale FO. Dans les rangs, les Gilets jaunes sont absents. « C’est compréhensible après la répression qu’ils se sont pris dans la gueu** », raille un syndicaliste. Les lycéens et étudiants sont, eux, discrètement représentés, avec un noyau dur de visages habitués des cortèges. À 39 ans, Julie est venue battre le pavé avec son fils de 7 ans. Cette travailleuse sociale n’a manqué aucun rendez-vous depuis début octobre. « Le week-end, je prends sur mon temps libre et jeudi j’étais en grève », témoigne cette mère de famille qui peine à joindre les deux bouts. « Mon mari travaille et on n’arrive pas à finir les fins de mois. &r

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