Ongi etorri harpidedunentzako albisteetara Ordaindu beharreko albiste batean sartu zara eta zure kontu pertsonaleko klik bat kontsumitu duzu. Près de 2 000 personnes ont battu le pavé samedi 7 novembre dans l'hyper-centre de Bayonne pour “l’acte IV contre la vie chère”. Derrière la mobilisation, les jeunes dénoncent l’encadrement des syndicats et revendiquent un mouvement “libre, horizontal et indépendant”. Deux jours après la mobilisation du jeudi 5 novembre , qui avait rassemblé près de 6 000 personnes (5 000 selon la préfecture) dans les rues de Bayonne, la contestation “contre la vie chère“ s'est poursuivie ce samedi 7 novembre pour un quatrième week-end consécutif. Près de 2 000 manifestants (1 200 selon la préfecture) ont répondu à l'appel de “l'acte IV” non déclaré auprès des services de l'État et malgré l'interdiction préfectorale de manifester dans l'hyper-centre bayonnais. Au-delà du flot de slogans et du même cri de colère, plusieurs jeunes manifestants expriment pourtant leur méfiance envers le mode opératoire des organisations syndicales et prônent un mouvement “libre, horizontal et indépendant”. En cause : leur manière d'organiser les rassemblements, de définir les parcours et, selon eux, de fixer les limites de la contestation. “Encadrer un mouvement qui ne leur appartient pas” Dans un communiqué diffusé après la mobilisation du 5 novembre, une assemblée de jeunes, réunissant lycéens, étudiants et citoyens mobilisés, reconnaît que les syndicats ont “certes permis de rassembler davantage de monde”, mais dénoncent leur volonté “d'encadrer un mouvement qui ne leur appartient pas”. Ils reprochent notamment à certaines organisations d'avoir imposé un itinéraire et empêchées physiquement des manifestants de poursuivre leur chemin “dans une situation qui [leur] a rappelé les méthodes de maintien de l'ordre qu'[ils] dénoncent pourtant”. “Nous refusons qu'un mouvement sans leader se retrouve placé sous la direction d'organisations qui décident à sa place”, écrivent-ils. Même discours du côté des jeunes mobilisés ce samedi dans les rues de la capitale du Labourd. “Nous ne sommes pas d'accord avec tous les syndicats”, résume l'un d'eux. “Tous ne se valent pas et les 'gros' se plient facilement au tracé et à ce que demandent les institutions. Jeudi, ils ne se sont même pas arrêtés pour apporter leur soutien aux jeunes qui avaient été placés en garde à vue, c'est un irrespect total par rapport à la lutte”. Cette défiance ne signifie pas pour autant un rejet de toute organisation collective, ils leur reprochent que “ce soit toujours les mêmes stratégies”. “Les lycéens ont apporté cette spontanéité, nous ne savons pas à quoi s'attendre et c'est justement ce qui est intéressant”, détaillent-ils. Selon eux, le mouvement populaire “se construit collectivement et sans porte-parole autoproclamé”. Coût de la vie, conditions de travail, avenir incertain, libertés publiques et droit de manifester, entre autres, alimentent toujours le même mécontentement général. “Depuis que nous sommes entrés dans la vie active, nous avons enclenché un mode survie, ça fait peur”, confie l'une des manifestantes, présente sur le pied de guerre à chaque mobilisation. À 14 heures, les manifestants s'étaient retrouvés place Sainte-Ursule, devant la gare de Bayonne, à l'appel notamment de la CGT, de Solidaires et de collectifs de Gilets jaunes. Le cortège s'est élancé une demi-heure plus tard dans une ambiance calme et bon enfant. Bien qu'interdit par la préfecture, la marée humaine a multiplié les boucles entre le Petit et le Grand Bayonne avant de rejoindre le rond-point Saint-Léon. Le secteur de la mairie était sous la surveillance d'un important dispositif policier. La manifestation s'est terminée calmement sur les coups de 17 heures. À deux jours de l'ouverture de la conférence sociale à Matignon sur le pouvoir d'achat et les salaires en présence des syndicats et du patronat,
Ver más en News Today