Consommation. Le chocolat reste cher, malgré la baisse des cours du cacao

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Consommation. Le chocolat reste cher, malgré la baisse des cours du cacao

Pour pouvoir enregistrer un article, un compte est nécessaire. Vous l’aurez peut-être remarqué : cette année encore, le chocolat reste cher . Cela n’empêchera cependant pas toutes les boîtes, calendriers de l’Avent et autres papillotes de tout de même trouver preneur. Car le chocolat, c’est sacré pour les Français. On en consomme 12,3 kg par an et par foyer. C’est encore plus vrai à Noël, où il se vend d’ailleurs deux fois plus de chocolats qu’à Pâques . La fin de l’année concentre à elle seule quasiment 10 % des ventes annuelles dans les grandes surfaces, avec un panier moyen de 40 euros. À Noël 2025, 22 800 tonnes de chocolat y ont été vendues, d’après Circana. « Heureusement que les Français sont très attachés au chocolat. C’est ce qui sauve les ventes », souffle Gilles Rouvière, secrétaire général du Syndicat du chocolat. Au deuxième trimestre 2026, par exemple, les ventes n’ont connu qu’un léger repli de 3 %. Alors que les prix ont augmenté de 36 % en quatre ans, a calculé l’UFC-Que Choisir. Cette inflation était au départ due à la hausse des cours du cacao à cause de très mauvaises récoltes en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux principaux pays producteurs. Les cours sont ainsi passés de 3 900 euros la tonne au début de l’année 2023 à 14 900 euros la tonne fin 2024. Mais ils ont depuis considérablement baissé et se sont stabilisés autour de 5 000 euros la tonne. Pourquoi les prix en rayon n’ont-ils pas alors baissé dans les mêmes proportions ? D’abord, parce qu’il y a un décalage dans le temps entre le moment où le chocolatier achète sa matière première et le moment où le consommateur passe à la caisse. « Parmi les chocolats qui se trouvent en rayon, certains ont été fabriqués à partir de fèves achetées quand les cours étaient encore très hauts », explique Gilles Rouvière. À lire aussi : Consommation. « Sans colorant », « sans conservateur »… pourquoi il faut se méfier de ces mentions sur les emballages Par ailleurs, précise-t-il, « la répercussion de la hausse des cours n’a pas été immédiate ni totale sur les prix en rayon. Les industriels petits ou grands, les artisans, tout le monde a fait des efforts pour maintenir des prix aussi accessibles que possible en rognant sur ses marges. » La baisse des prix se retrouve ainsi limitée, d’autant que les charges ont entre-temps explosé, entre le gaz, l’électricité, le coût du transport maritime ou encore le prix du papier et du carton. Plutôt que de baisser, les prix se sont donc plutôt stabilisés. On mangera peut-être moins de chocolat en cette fin d’année, mais on en mangera quand même.

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