En Espagne, un retraité a été condamné à rembourser 42 047,67 euros à la Sécurité sociale. Pendant près de cinq ans, il a perçu 100 % de sa pension tout en travaillant, alors que le régime de "retraite active" ne lui permettait que 50 %. Malgré une erreur administrative, le tribunal a confirmé le remboursement. Certaines erreurs coûtent plus cher que d’autres. Dans une décision rapportée par le média Noticias Trabajo , la Cour supérieure de justice des Asturies a rendu un arbitrage cinglant le 20 octobre 2026 : un retraité va devoir rembourser 42 047,67 euros à la Sécurité sociale espagnole. Pendant près de cinq ans, cet homme a touché 100 % de sa pension de retraite tout en continuant à exercer ses fonctions d’administrateur au sein de son entreprise. Problème : le régime de "retraite active", l’équivalent espagnol de la retraite progressive, ne lui donnait droit qu’à 50 % de ce montant. Si les juges admettent sans réserve que le dysfonctionnement provient exclusivement de l’administration, ils considèrent que l’intéressé ne peut s’exonérer du remboursement, n’étant pas dans une situation de vulnérabilité financière. L’affaire remonte à mai 2020, lorsque le travailleur formule sa demande de retraite active tout en précisant qu’il gérera une société à responsabilité limitée (SARL) en parallèle. L’organisme de prévoyance lui valide la demande à taux plein sur la base de 1 346,78 euros. Mais voilà : pour bénéficier de l’intégralité des revenus, la réglementation exige l’embauche d’au moins un salarié. Or, l’homme ne disposait que d’une employée de maison à temps partiel, ce qui ne répondait pas à ce critère. La Sécurité sociale ne s’est aperçue de sa méprise qu’en février 2025. Après lui avoir versé près de 97 000 euros au lieu de la moitié due, l’organisme a engagé des poursuites pour récupérer les montants indûment perçus. La loi limitant la rétroactivité à quatre ans, la demande a été fixée à 42 047,67 euros pour la période de février 2021 à février 2025. Le tribunal de Gijón a d’abord tranché en faveur de l’administration, poussant le retraité à faire appel. Devant la Cour supérieure, le requérant s’est appuyé sur la jurisprudence européenne Cakarevic, qui exonère parfois les usagers des erreurs administratives. Pas de chance pour lui : les magistrats ont rejeté cette argumentation, estimant que le retraité a délibérément choisi de poursuivre son activité commerciale. La Cour juge que le montant perçu aurait dû lui faire deviner une anomalie de calcul. Le recours est donc rejeté et l’obligation de remboursement confirmée. Vous souhaitez suivre ce fil de discussion ? Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ? Encore l'Espagne dans le Midi Libre
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